Ubisoft : N’achetez pas, piratez !

Aahhhhh, le Week End.

Cet instant bien nommé où le reste de la semaine n’a plus aucune importance… On boit des coups, on drague des filles, on regarde des hommes se battre à la télévision pour la possession d’un œuf en caoutchouc… Bref, on s’ennuie.

Le problème quand on s’ennuie, c’est qu’on veut jouer à un jeu vidéo. Le super jeu de la mort qui tue ne sortant que la semaine suivante, il nous faut nous acheter un jeu, vite et bien pour pouvoir se faire plaisir. Je dis acheter car oui, au jour d’aujourd’hui, il est plus rapide d’acheter un jeu et de le télécharger sur une plateforme officielle que de fouiller la boutique habituelle.

Bref, ce Dimanche, je prends le temps de fouiner Steam à la recherche d’un jeu sympa.
Sur les conseils avisés d’un collègue de travail consoleux et d’un ancien alcoolique à la retraite je décide joyeusement de m’offrir Assassin’s Creed II.

Seulement 5 Go à télécharger ! Il est bien mieux que le premier opus, bref, la bonne affaire.

Sauf que la bonne affaire tourne rapidement à la catastrophe, puisque comme on l’a su à la sortie du jeu l’année dernière, il y’a un DRM surprise à l’installation : Il faut rester connecter au Net pour pouvoir jouer. En soit, ça me dérange pas, bien que le mode hors ligne est évidement hors propos. Là où l’aventure tourne au drame, c’est que lorsque je lance le jeu via Steam, un nouveau Launcher se lance, et me réclame un compte + un mot de passe Uplay, qui n’est autre que le système Online de Ubisoft.
Admettons, j’ai déjà un compte, je le lance, je galère un peu à retrouver le mot de passe, j’identifie la clé de mon jeu pour mon compte… Ca y’est ! Je peux jouer !


Tout du moins c’est ce que je croyais puisque là, le dit launcher me propose une première mise à jour… Puis une seconde, puis une troisième… Le temps commence à devenir long,
sans compter que je continue de m’interroger : Pourquoi ne pas faire la mise à jour via Steam plutôt que par le launcher, qui, vous vous en doutez bien, est beaucoup plus lent que Steam ( 100 Ko/s ) ?

Au final le jeu se lance enfin… Un petit tour dans les options pour avoir des sous titres anglais (dans le feu de l’action, je n’entends pas toujours tout, d’où cette préférence), et hop, c’est parti !

Sauf que non en fait. Le jeu plante et revient sous Windows sans aucun message d’erreur.

Ma patience ayant des limites, je commence à réfléchir au moyen le plus évident de passer mes nerfs.

Après plusieurs tentatives infructueuses à bidouiller les fichiers de configs et les logs d’erreurs, je finis par fermer le dit launcher par agacement…
Et là surprise, c’est Steam qui me fait une mise à jour de 2Go.
Donc là, je trouve le meilleur moyen de passer mes nerfs.
Certains auront déjà compris que Steam, moins con que la surcouche Uplay, comprends que je veux des sous titres, et prends le temps de les télécharger.

Alors, passons sur le fait qu’un fichier sous-titres de 2Go implique évidement qu’il me re-télécharge toutes les vidéos avec les sous-titres incrustés, comme quoi, quand on est con on le fait jusqu’au bout, et concentrons nous sur la suite logique de tout ça :
Encore une mise à jour du launcher, et finalement, le jeu finit par se lancer.

Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est que j’ai payé 29€ un jeu qui a déjà plus de 18 mois, qui me plait, sans être un chef d’œuvre vidéo-ludique, pour lequel j’ai eu 3 heures de téléchargement, mais surtout :
4 Heures se sont écoulées entre l’installation initiale du jeu et l’instant où j’ai enfin pu jouer.

 

Moralité, si j’avais piraté le jeu, j’aurai mit une heure ou deux de plus à le télécharger, mais j’aurai eu les sous-titres dans le pack, pas de recherche d’un mot de passe vieux de 1 000 ans, pas de putain de DRM m’obligeant à être connecté pour faire un quick save, et pas les 2 heures de mise à jour du launcher tout pourrave.

Bref, ca aurait été plus rapide, et plus stable.


Ce qu’il faut retenir de cet article et mon conseil pour vos envies futures : N’achetez pas Assassin’s Creed : Revelations si vous êtes joueur PC, piratez le, ou achetez la version console, vous aurez pas besoin de configurer un pad, et la qualité sera la même !

Même si Ubi a enlevé une bonne partie de ces DRM, ils ont perdu ma confiance, et celle de beaucoup d’autres joueurs.

Ce n’est pas la première fois que je galère avec un jeu de chez Ubisoft, mais là, c’était la dernière. Autant j’apprécie la guerre qu’ils entretiennent avec leurs voisins, autant y’a pas moyen que je continue de payer leurs jeux.

Et ouais, on me la fait pas à moi.

 

Note Importante : Je paie 90% de mes jeux. Je n’ai pas peur de dépenser 60 Euros pour un Mass Effect ou un Battlefield. J’ai même payé les deux derniers Call Of Duty, c’est vous dire ! Cet article n’est pas un éloge au piratage.